Union Syndicale des Travailleurs CGT de la Métallurgie de l'Hérault

Garage Renault Retail Group Montpellier
2016 : les salariés dans l'action

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Mise à jour : 3 juillet 2016, 14:05:56

1 – Introduction
Vendredi 22 avril 2016 : La mobilisation du personnel s'amplifie

Avec le soutien des organisations CGT, d'abord du groupe Renault Retail Group, avec des délégations des garages RRG venant de Marseillle, de Toulouse, de Lyon, de l'USTM CGT 34 et des syndicats CGT Métaux de l'Hérault, du comité régional CGT, dans une ambiance sérieuse, volontaire, forte, les personnels des ateliers, du MPR et du secrétariat se réunissaient à midi pour leur barbecue hebdomadaire. Les journalistes de La Marseillaise et du Midi Libre étaient ainsi que des photographes de presse et un caméra. On trouvera ci-dessous les reportages publiés le 23 avril dans ces journaux.

On peut tirer une première conclusion : le mouvement se renforce, la participation des “Renault” ne faiblit pas : leur participation au débrayage semblait plus forte que la semaine dernière. De plus, non seulement le soutien qu'ils recevaientt des délégations d'autres garages RRG leur mettait du baume au cœur, car il confirmait que leur mobilisation était toujours dans une phase ascendante. Ce sera une aide déterminante dans les négociations que la direction locale a maintenant l'obligation d'ouvrir.

Vendredi 15 avril 2016 : forte participation

Pourquoi les salariés de Renault Tournezy travaillant dans les ateliers et les magasins de pièces de rechange (MPR) sont-ils très majoritairement mobilisés ? Pour deux raisons :

  • Parce qu'ils en ont assez de voir que leur salaire stagne quand les prix augmentent ;
  • Parce que le salaire socialisé – les cotisations sociales – baisse, du fait des politiques de réduction ou d'exonération accordées aux employeurs, ce qui assèche les moyens financiers dont a absolument besoin la sécurité sociale pour assurer ses missions de l'assurance maladie, des allocations familiales et de l'assurance vieillesse. C'est principalement par la voie de réductions ou d'exonérations des cotisations sociales collectées par les entreprises qu'ont été financés les cadeaux attribués au patronat dans le plan CICE (Crédit d'impôt pour la recherche et l'emploi) et le pacte de responsabilité.
  • Parce que la politique budgetaire des gouvernements favorise l'optimisation fiscale ou la fraude fiscale dans les paradis fiscaux, ce qui représente des dizaines de milliards d'euros qui manquent aux hôpitaux publics, à l'éducation nationale, à l'enseignement supérieur et à la recherche, ou aux services sociaux et aux investissements des collectivités territoriales.

Les salariés qui participent à l'action revendicative en cours savent parfaitement bien que la qualité de leurs conditions de vie dépend aussi de la sécurité sociale et des services publics. Ils constatent aussi que les cadeaux qui ont été faits par les gouvernements aux employeurs ne se sont pas traduits par les investissements massifs qu'il faudrait faire pour sortir de la crise  ils savent très bien que ces cadeaux ont été faits sans contrepartie et qu'ils n'ont donné lieu à aucune politique sérieuse de création d'emplois.

Et c'est bien ça – au-delà de la baisse du pouvoir d'achat des salaires nets – qui les inqiète le plus : ils constatent que les investissements nécessaires pour maintenir l'outil de travail ne se font pas, que les conditions de travail se dégradent, que les qualifications professionnelles ne sont pas reconnues.

Tout ceci fait de la lutte engagée par les salariés de Renault Tournezy un conflit exemplaire. Sur la durée : depuis deux mois, tous les vendredis sans exception. Sur son caractère massif : plus de 80 % du personnel des atéliers et des MPR. Un point de vue, paru mardi 12 avril dans La Marseillaise, un tract du syndicat CGT Renault de Montpellier, et une information de la coordination CGT de Renault Retail Group complètent cette information.

2 – Accès aux documents
2.1 – Premier document : Point de vue publié dans La Marseillaise du mardi 12 avril 2016

Commençons par lire ce point de vue qui est un bon résumé de l'action menée par les “Renault” de Tournezy : Lire …

X Exit
2.2 – Tract du syndicat CGT Renault Tournezy : « Stop à la casse du MPR et de l'atelier » !

La revendication des “Renault” c'est, bien sûr, 123 € d'augmentation des salaires bruts (100 € nets). Mais pas seulement ! Si, comme tous les travailleurs salariés, ils subissent le lien de subordination que leur impose leur contrat de travail, ils n'en pensent pas moins et ils s'inquiètent des conséquences de décisions prises par les cadres dirigeants de l'entreprise. Surtout celles qui ne maintiennent pas l'outil de travail dans les ateliers et au MPR. Or, la qualité de l'outil — au sens large : par exemple, le niveau des technologies utilisées, leur fiabilité,l'organisation du travail qu'elles autorisent, les conditions de travail qu'elles permettent — est déterminante pour la productivité du travail. Ce n'est pas le prétendu « coût du travail » qui est déterminant en économie de marché : c'est le coût de revient, composé à 75 % par le coût des matières premières consommées et par le coût du capital fixe qu'il faut maintenir, réparer ou remplacer. Lire le tract …

2.3 – Circulaire de la coordination Renault Retail Group (avril 2016)

L'ensemble des syndicats CGT des unités RRG coopère dans une coordination nationale RRG. Cette coordination appuie le syndicat CGT Renault Montpellier et signale que des actions similaires sont développées sur Marseille, Toulouse-Montaudran, Toulouse-États-Unis, Douai et Pantin. La coordination CGT RRG confirme l'importance de l'action revendicative pour le pouvoir d'achat sous forme d'augmentations générales et non sous forme de primes variables attribuées à la tête du client.

On notera en particulier dans cette circulaire le chantage indigne de la direction de Douai RRG qui ose dire au personnel que les salariés devraient déjà être bien contents d'avoir un travail. Le Préambule de la Constitution de 1946, conservé dans celle de 1958, précise en effet que « Chacun a le devoir de travailler et le droit d'obtenir un emploi ».

Avec ce genre d'attitudes insupportables des directions d'entreprises, on comprend mieux toute la nocivité du projet de loi “Travail” : si des patrons peuvent se permettre de telles insanités dans le cadre de la réglementation actuelle, que ne se permettraient-ils pas si, par malheur, la loi “Travail” était votée ! Lire la circulaire …

2.4 – L'USTM CGT 34 appelle les bases CGT de la Métallurgie au soutien des “Renault” de Tournezy

Chaque lutte gagnée dans une entreprise est un succès pour tous les travailleurs. La lutte menée par les “Renault” articule les revendications salariales avec la revendication d'investissements pour améliorer la qualité de l'outil de travail. Nous sommes tous des “Renault” : Dans chaque entreprise, les luttes menées sur des plate-formes particulières convergent naturellement. Elles doivent tendre vers des garanties collectives égales pour toutes les femmes et tous les hommes. Car, à bien y regarder de près, le pouvoir d'achat indispensable pour faire face au coût de la vie, des conditions de vie et de travail décentes, tout ça doit pouvoir aboutir à la mise en place d'un véritable statut professionnel.

C'est parce que la fonction première de l'Union Syndicale CGT des Travailleurs de la Métallurgie de l'Hérault a pour mission de coordonner les bases CGT Métaux dès lors qu'elles doivent coopérer pour les actions à mener ensemble sur des revendications communes, qu'elle appelle toutes les bases CGT Métaux de l'Hérault à se mobiliser pour faire du rassemblement devant le garage Renault à Tournezy un succès qui doit soutenir les “Renault” et les conforter dans la lutte qu'ils mènent.

La motivation des bases CGT métaux 34 au rassemblement des “Renault” à Tournezy ne doit pas être comprise « à charge de revanche ». Au contraire, puisque la conception du syndicalisme de la CGT, ce n'est pas qu'il existe des luttes particulières se déroulant éventuellement en parallèle : c'est que les luttes en cours sur des objectifs similaires convergent pour l'établissement d'un rapport de forces puissant. Et ce rapport de force puissant est indispensable quand on est confronté à un patronat qui affirme clairement son intention de faire disparaître tous les conquis inscrits dans le programme du CNR – la sécurité sociale, les comités d'entreprise, des médias indépendants des puissances d'argent, le droit d'avoir un emploi, etc. (voir la tribune de Denis Kessler, ancien N° 2 du Medef, PDG de la SCOR, société d'assurances et de réassurances, parue dans Challenges en Octobre 2007) – qui ne laisse aucun doute sur l'objectif que se sont fixées toutes les catégories de libéraux.

Prenons l'exemple de la loi El Khomri … dite Loi Travail – ou pire : Loi #ToutPourlEmploi. Elle a une base tout simplement délirante. Mettez-vous à la place d'un responsable des fleuves et rivières. Le temps a permis de comprendre que pour éviter les inondations il faut mettre un certain nombre de digues en place afin de réguler le débit des cours d'eau. Imaginez qu'un nouveau responsable, pour laisser parler le droit naturel des flots à s'autoréguler, décide de supprimer les digues. Sans régulation, il y a des crues, et ces crues, une fois les digues supprimées, provoquent des inondations. Eh bien, la loi anti-travail, c'est la même chose : une réglementation (donc, des digues) a été mise en place pour éviter les débordements du chômage. Comme les plans de suppressions d'emplois des grandes entreprises sont à l'origine de l'augmentation du chômage, directement par leurs PSE, et indirectement par les PSE induits dans les entreprises sous-traitantes, malgré les digues, le chômage ne diminue pas. Mais supprimer les digues – c'est la demande expresse du Medef – provoquerait une situation de l'emploi encore pire !

Eh bien, à partir de la nécessité impérieuse du retrait de la loi El Khomri, et à partir des revendications concrètes dans chaque entreprise on peut, on doit assurer la convergence des mobilisations. C'est également vrai pour le pouvoir d’achat, pour la reconnaissance des qualifications et de l'expérience, pour des rythmes et une durée du travail compatibles avec la santé des travailleurs et les conditions de vie des travailleurs.

L'appel de l'USTM CGT 34, du syndicat CGT Métaux Montpellier et de l'Union Départementale des syndicats CGT de l'Hérault est une marche supplémentaire gravie vers la convergence des luttes. En participant au rassemblement du 22 avril, 700 rue de l'Industrie (34000 Montpellier), nous soutenons les “Renault” de Tournezy, mais nous nous inscrivons dans une convergence des luttes que tout le monde souhaite. Lire l'appel …

Appel à toutes les bases CGT métaux de l'Hérault

Nous sommes solidaires des “Renault” de Tournezy

Ensemble, le 22 avril pour l'obtention des 123 €

À partir de 12 heures au garage Renault Montpellier

700, rue de l'Industrie — 34000 Montpellier

Pour des raisons d'intendance, il est recommandé que les secrétaires de bases ou les délégués syndicaux fassent connaître le nombre de participants, soit :

À Émile Castillo 06 6833 5648 emile.castillo@wanadoo.fr
À Marc Bastide 06 1198 7010 marc.bastide@ftm-cgt.fr
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