02 novembre 2018
Assurer à chacun les conditions nécessaires à sa vie

vendredi 2 novembre 2018

Le travail a longtemps été pris pour une malédiction. Par exemple, la Bible invoque la sanction censée condamner le péché originel : « Tu gagneras ton pain à la sueur de ton front ».

On se souvient de Sarkozy qui, en 2007, voulait « rendre au travail sa valeur morale ». Il le désignait, en 2012, comme « la valeur cardinale de la république ». Mais les conséquences de sa politique ont entraîné une baisse du pouvoir d’achat de la population active et des personnes retraitées ou privées d’emploi. Avec sa valeur morale ou cardinale du travail, Sarkozy faisait l’impasse sur les conditions de vie.

Sous une apparence différente, le discours du technocrate Macron est le même que celui de Sarkozy. Son complice Bruno Le Maire déclare dans le Journal du dimanche : « notre politique va bénéficier à ceux qui font tourner le pays ». En réalité, ce gouvernement diminue les ressources de l’assurance maladie, des allocations familiales, des caisses de retraites et de l’assurance chômage. Il affaiblit aussi les services publics et collectivités territoriales, il augmente les taxes sur la consommation et supprime une partie de la fiscalité sur les grosses fortunes. Macron veut monter les personnes retraitées ou actives, précaires ou privées d’emploi, les unes contre les autres. La division est pour lui le moyen de donner satisfaction au Medef. Son objectif politique est d’augmenter les profits des entreprises.

Mais la constitution française a des principes : « La Nation assure à l'individu et à la famille les conditions nécessaires à leur développement. Elle garantit à tous, notamment à l'enfant, à la mère et aux vieux travailleurs, la protection de la santé, la sécurité matérielle, le repos et les loisirs. Tout être humain qui, en raison de son âge, de son état physique ou mental, de la situation économique, se trouve dans l'incapacité de travailler, a le droit d'obtenir de la collectivité des moyens convenables d'existence » (Préambule de la constitution de 1946 conservé dans la constitution de 1958).

Approprions-nous ces principes. Sur cette base, l’unité d’action est possible et elle peut être gagnante. Choisissons entre la finance et la vie !

Michel Perraud (ingénieur retraité ; militant CGT)


© La Marseillaise – 2018.