28 novembre 2017
Le lien de subordination, entrave au principe d’égalité

mardi 28 novembre 2017

Le 21 novembre 2017, la ministre de la santé affirmait : « on n’est pas là pour offrir des lunettes Chanel à tout le monde ». Cette pépite de Mme Buzyn avait suivi celle de M. Castaner, porte-parole du gouvernement, relative à l’assurance chômage : « Ce n'est pas de se dire : “Finalement, je vais bénéficier des allocations-chômage pour partir deux ans en vacances” ». À son tour, cette saillie suivait celle de la ministre du travail disant que le Code du travail, « en gros, n’était fait que pour embêter 95 % des entreprises ».

Enfin, Darmanin vint, et, le premier en France, fit sentir dans ses lois une juste clémence, accordant aux patrons l’excuse de l’erreur, les soulageant ainsi de leur vieille terreur.

L’arrogance de ces gens-là est une provocation continuelle contre les personnes salariées, celles qui sont au chômage à temps complet ou temps partiel (les précaires), ou celles qui sont retraitées. Bref la classe qui regroupe, de génération en génération, le salariat.

Les actionnaires et les associés porteurs de part, abusent de leur position dominante créée par lien de subordination imposées aux personnes salariées. Celles-ci ne collaborent pas avec les employeurs mais leur sont subordonnées. Depuis 1983, sur la planète, la classe dominante a réussi à s’emparer du pouvoir au profit des marchés financiers. Ceux-ci contrôlent maintenant les taux de changes et les taux d’intérêts à l’échelle mondiale.

Les priorités des néolibéraux visent à permettre l’accumulation de capital sans fin quoiqu'il en coûte à l'humanité et à la planète : les marchés financiers traitent des ordres d’achat et de vente dont 95 % sont totalement étrangers au financement des entreprises. Celles-ci ressemblent chaque jour davantage aux poulaillers dans lesquels un renard et des poules s’exercent au dialogue social. Mais en réalité, c’est l’action collective des salariés, sur la base de revendications collectives concrètes, qui est seule à pouvoir gagner le progrès social pour toutes et tous.

Michel Perraud (ingénieur retraité ; militant CGT)


© La Marseillaise – 2017.