Archives chroniques Sociales (Hérault du Jour puis La Marseillaise Hérault-Gard)
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Nous sommes aujourd'hui le : mercredi 18 juillet 2018
Date de dernière mise à jour : 29 juin 2018
Introduction
29 juin 2018 Le 18 brumaire de Louis-Napoléon Bonaparte
22 juin 2018 Macronisme : vers une société sans statut ?
15 juin 2018 Congrès de la FNMF : le Macron tel qu’on le parle
08 juin 2018 Soutenir les cheminots, une nécessité absolue !
01 juin 2018 Existe-t-il un « Manifeste Capitaliste » ?
25 mai 2018 Contre l’appropriation privée de la richesse humaine
15 mai 2018 L’imposture de la « science » économique
08 mai 2018 La loi qui protège et le laisser-faire qui opprime
02 mai 2018 Individualisme et néolibéralisme contre progrès social
24 avril 2018 Bien comprendre la loi sur le secret des affaires
17 avril 2018 Le 14 avril à ONPC : Ruffin 1, Macron 0
10 avril 2018 Information et bourrage de crâne
03 avril 2018 Fantasmes et réalité historique
27 mars 2018 Souvenirs de 1968
20 mars 2018 Le 22 mars, tout le monde dans la rue !
13 mars 2018 La casse sociale, première cause des superprofits
06 mars 2018 L’Europe, le populisme, les classes populaires
27 février 2018 Lactalis : Marx avait raison !
13 février 2018 De quoi les capitalistes ont-ils vraiment peur ?
06 février 2018 Chercheurs ou inquisiteurs ?
23 janvier 2018 Non à la rupture conventionnelle collective !
16 janvier 2018 Monsieur Castaner, jésuite de première bourre !
09 janvier 2018 Le capital vit du chômage et de la précarité
02 janvier 2018 PSA et Pimkie, premiers profiteurs de lois inhumaines !
26 décembre 2017 Macron, le Père Noël des patrons
19 décembre 2017 Petit précis de lutte des classes
12 décembre 2017 Le smicard, « ce pelé, ce galeux d’où venait tout le mal »
05 décembre 2017 Réflexions sur le « bug » de la SNCF gare Montparnasse
28 novembre 2017 Le lien de subordination, entrave au principe d’égalité
21 novembre 2017 L’évasion fiscale dévoilée par les Paradise Papers
14 novembre 2017 « Le progrès social qu’on se paie soi-même » ?
07 novembre 2017 Qu’est-ce qu’un président jupitérien ?
31 octobre 2017 Gattaz : plus de profits, ce n’est jamais assez
24 octobre 2017 Macron, bonimenteur de foire
17 octobre 2017 La pensée Medef a presque deux siècles !
10 octobre 2017 Solidarité avec « ceux qui foutent le bordel »
03 octobre 2017 Monsanto peut dire merci aux libéraux
26 septembre 2017 L’arnaque du scrutin majoritaire
19 septembre 2017 Le bon, la brute et le truand
05 septembre 2017 Arrêts de travail et manifestations pour sortir de la crise
29 août 2017 Macron, le fondé de pouvoir de la bourgeoisie
22 août 2017 Emploi : les mensonges du patronat et du gouvernement
15 août 2017 Esclavage, servitudes féodales et subordination salariale
08 août 2017 Les implications de l’égalité et de la fraternité
01 août 2017 L’amateurisme en politique n’a jamais été une vertu
25 juillet 2017 Un employé poussé à la démission par son patron !
18 juillet 2017 La République « En Marche » vers la Constituante de 1789
11 juillet 2017 Macron, l’homme « providentiel » de la droite
04 juillet 2017 Le code du travail protège les salariés
27 juin 2017 Non à la loi travail XXL !
20 juin 2017 Salariés, chômeurs, retraités et jeunes, même combat !
13 juin 2017 L’intérêt général représenté par 13,43 % des inscrits ?
06 juin 2017 Pourquoi faut-il des lois protégeant la force de travail ?
30 mai 2017 S’assurer contre ses propres turpitudes ?
23 mai 2017 Les coups tordus de la droite néolibérale
16 mai 2017 Décorum, intronisation et classe dominante
09 mai 2017 L’unité indispensable des forces populaires
02 mai 2017 Le 7 mai, faire barrage au FN
25 avril 2017 Une France pliée en quatre
18 avril 2017 CAC40 —> Gattaz —> Fillon —> Laurent Berger
11 avril 2017 Pour un nouveau Front Populaire
04 avril 2017 Pas de démocratie sans contre-pouvoirs
28 mars 2017 Solidarité avec le mouvement social guyanais
21 mars 2017 Il faut rétablir les cotisations sociales des sociétés
14 mars 2017 Les républiques meurent dans leurs convulsions
07 mars 2017 Le 8 mars, deux anniversaires
28 février 2017 Libéralisme : théorie économique pour les nuls
21 février 2017 Un Homo Œconomicus, c’est un zombie
14 février 2017 De l‘Homo sapiens à l‘Homo œconomicus
07 février 2017 Quel futur pour les mutuelles ?
31 janvier 2017 Quoi de neuf pour les mutuelles ?
24 janvier 2017 Le capital ne crée aucune valeur ajoutée
17 janvier 2017 Parlons de la « fracture sociale » !
10 janvier 2017 Vote 2017 des salariés des TPE
03 janvier 2017 Salariés des TPE : voter ; abroger la loi travail ; se syndiquer
27 décembre 2016 2017 : ne pas laisser les marchés s’emparer de notre avenir
20 décembre 2016 Comprendre le jeu de Monopoly
13 décembre 2016 Pour la Sécurité sociale universelle
06 décembre 2016 Changer de politique par le mouvement social
29 novembre 2016 À propos des difficultés de La Marseillaise
22 novembre 2016 Il n’y a pas de globalisation heureuse
15 novembre 2016 Front Populaire, libéralisme, populisme
08 novembre 2016 La finance n’aime pas la démocratie
01 novembre 2016 Exemples de capitalisme prédateur (I)
25 octobre 2016 Néolibéralisme et guerre sociale
18 octobre 2016 L’euro, le néolibéralisme et la crise (II)
11 octobre 2016 L’euro, le néolibéralisme et la crise (I)
04 octobre 2016 La spéculation, cancer de l’économie
27 septembre 2016 Donner aux nations le contrôle de leur monnaie
20 septembre 2016 Science économique : retour de l’inquisition ?
13 septembre 2016 Impôts : la mascarade des promesses électorales
06 septembre 2016 Rapports sociaux et lien de subordination
30 août 2016 Globalisation, austérité et loi-travail
23 août 2016 La loi El Khomri doit être abrogée
16 août 2016 Le dialogue social est-il possible ?
09 août 2016 Ministère de la vérité et police de la pensée
02 août 2016 L’augmentation stérile du capital et de ses privilèèges
26 juillet 2016 L’information n’est pas une marchandise
19 juillet 2016 Nice : horreur, libéralisme, politisation
12 juillet 2016 La loi « travail » vue à la lumière de la Charte d’Amiens
05 juillet 2016 Une loi « travail » bonne pour qui ?
28 juin 2016 Brexit : la réponse est non, mais quelle était la question ?
21 juin 2016 Négocier chez IBM ? « J’veux pas l’savoir ! Signez là ! »
14 juin 2016 Dell : dialogue social à la sauce McCarthy
07 juin 2016 Gattaz fait semblant de perdre ses nerfs
31 mai 2016 Ah, que les mutuelles étaient belles avant l’ANI 2013 !
24 mai 2016 Le libéralisme contre l’intérêt général
17 mai 2016 Vals : « nous avons les moyens de vous faire voter ! »
10 mai 2016 Le capitalisme, c’est un dollar = une voix !
03 mai 2016 Les quatre mauvais génies de la mutuelle IBM
26 avril 2016 Le travail mérite mieux que la bêtise libérale
19 avril 2016 Il faut retirer le projet El Khomri
12 avril 2016 Renault Tournezy dans l’action revendicative
05 avril 2016 Quel avenir pour la mutuelle IBM ?
29 mars 2016 Le 31 mars : retrait du projet El Khomri
22 mars 2016 IBM Montpellier : des micro-ondes 3 étoiles
15 mars 2016 « La vie d’un pilote de Ferrari est plus dure que celle d’un cycliste »
08 mars 2016 Brader le code du travail ? pour moi c’est non, trois fois non !
01 mars 2016 Une révision du code du travail contre les garanties collectives
23 février 2016 Gattaz est au code du travail ce Cahuzac est au code des impôts
16 février 2016 C’est la liberté qui opprime et la loi qui affranchit
09 février 2016 Que nous disent les libéraux à propos du chômage ?
02 février 2016 Le loup et l’agneau, modèle pérenne de « dialogue social »
26 janvier 2016 Des classes aux intérêts contradictoires
19 janvier 2016 Crise : comment soigner l’addiction à l’idéologie libérale ?
12 janvier 2016 Gattaz, prédicateur d’une nouvelle croisade antisociale
05 janvier 2016 Vœux pour 2016 : santé, bonheur et progrès social
29 décembre 2015 Des exécutifs forts, c’est ça la démocratie ?
22 décembre 2015 Désunis, les salariés perdent. Unis, ils sont le réveil de la force
15 décembre 2015 Régionales : échec du FN, mais pas de chèque en blanc !
08 décembre 2015 La loi de l’offre et de la demande appliquée à la politique
01 décembre 2015 Chômage : il n’y a pas d’effets sans cause
24 novembre 2015 Retraites : le droit imprescriptible de vivre décemment
18 novembre 2015 L’impérialisme et le terrorisme, fléaux du Moyen-Orient
10 novembre 2015 Gautier-Sauvagnac, le patron qui voulait fluidifier le dialogue social
03 novembre 2015 Pourquoi tant de mensonges sur la durée du travail ?
27 octobre 2015 Pouvoir faire tout ce qui ne nuit pas à autrui
20 octobre 2015 Le « dialogue social » est la rustine du libéralisme en crise
13 octobre 2015 Droit naturel, résistance et progrès social
06 octobre 2015 Est-il irresponsable de respecter les choix de ses électeurs ?
29 septembre 2015 De quoi Macron est-il le nom ?
22 septembre 2015 Inversion des normes ? Fin des garanties collectives !
15 septembre 2015 Défendre le principe républicain de la loi égale pour tous
08 septembre 2015 Notation professionnelle : arbitraire et injustice (6)
01 septembre 2015 Libéralisme et police des salaires (5)
25 août 2015 Libéralisme et servitude volontaire (4)
18 août 2015 Le libéralisme appliqué aux « ressources humaines » (3)
11 août 2015 L’Europe libérale à la remorque du capital financier (2)
04 août 2015 L’Europe libérale à la remorque du capital financier (1)
28 juillet 2015 Entrepreneurs : l’artisan maçon et Bouygues même combat ??
21 juillet 2015 Qui a donc intérêt à ce que la Grèce paye sa dette publique ?
14 juillet 2015 L’Europe de la finance contre les nations européennes
07 juillet 2015 Grèce : un NON salubre, social, européen et résistant
30 juin 2015 NKM pour la fin du salariat ? Le gag du siècle !
23 juin 2015 Qui peut hésiter entre les banques européennes et le peuple grec ?
16 juin 2015 Libéralisme : objectifs + notation + rallonges à la performance
09 juin 2015 L’individualisme, outil des DRH pour rompre les liens sociaux
02 juin 2015 Déqualification des emplois et rupture des liens sociaux
26 mai 2015 Déconstruction de la classe des travailleurs
19 mai 2015 Complémentaires santé : l‘enfer est dans les détails !
12 mai 2015 Des menaces pèsent aujourd‘hui sur les mutuelles
05 mai 2015 Complémentaires-santé : état des lieux
28 avril 2015 Le libéral : suis-je responsable de mon frère réfugié ?
21 avril 2015 Libéralisme : à quoi sert le lien de subordination ?
14 avril 2015 Social-libéral est dans un canot. Social tombe à l’eau …
07 avril 2015 La négociation, renforce-t-elle l’hégémonie bourgeoise ?
31 mars 2015 Les partisans du Medef, grands vainqueurs des élections
24 mars 2015 Sarkozy, le travail forcé et l’extrême droite
17 mars 2015 Microentreprises ou travailleurs indépendants ?
10 mars 2015 Choisir la vie contre le capital
03 mars 2015 Le dialogue social ? C’est du cinéma !
24 février 2015 Le lien de subordination, symbole de la lutte des classes
17 février 2015 Frauder, c’est sucer … le sang du salariat
10 février 2015 Lien de subordination et droit de grève
03 février 2015 Union sacrée des marchés financiers contre Syriza
27 janvier 2015 Élections grecques : Syriza montre la voie
20 janvier 2015 Gattaz et Macron : la machine à remonter le temps
13 janvier 2015 Réflexions sur la violence
06 janvier 2015 2015 : septième année de crise du capitalisme
30 décembre 2014 2014 : le bilan de la quarantième « piteuse »
23 décembre 2014 Seul l’espoir d’un avenir meilleur justifie le syndicalisme
16 décembre 2014 Aujourd’hui, la lutte des classes, c’est Gattaz !
09 décembre 2014 IBM, AXA et la retraite par capitalisation
02 décembre 2014 Pierre Laval, la crise de 1929 et la déflation
25 novembre 2014 Le capital provoque les crises et profite du chaos
18 novembre 2014 Si de Bézieux n’existait pas, il faudrait l’inventer
11 novembre 2014 Le gag du siècle : Gattaz va faire grève !
04 novembre 2014 Marisol Touraine, bons sentiments et réalités
28 octobre 2014 Se libérer de l’exploitation capitaliste !
21 octobre 2014 Heures sup. payées majorées ? Ou pas payées du tout ?
14 octobre 2014 Doit-on plaindre les patrons face à une grève ?
07 octobre 2014 Les allocations familiales en danger
30 septembre 2014 Les Animaux Malades de la Peste
23 septembre 2014 Sécurité sociale : une politique inquiétante et illisible
16 septembre 2014 Le poids des mots, le vide des idées
09 septembre 2014 « Le socialisme conservateur ou bourgeois »[1]
02 septembre 2014 Valls au MEDEF : « Je vous ai compris ! »
26 août 2014 Gouvernement du peuple, par le peuple, pour le peuple ?
19 août 2014 Quel avenir pour la sécurité sociale ?
12 août 2014 Pacte d’irresponsabilité et cotisations sociales
05 août 2014 Quatre ans de chroniques : quoi de neuf ?
29 juillet 2014 Politique économique, objectifs et résultats
22 juillet 2014 Augmenter le nombre de salariés sans voix ?
15 juillet 2014 Liquider la SNCM pour ne pas payer les dettes ?
08 juillet 2014 7-8 juillet 2014 : pourquoi une conférence sociale ?
01 juillet 2014 Bygmalion ou l’externalisation branchée
24 juin 2014 « Faute d’argent, c’est douleur sans pareille ! »
17 juin 2014 Un scoop : Gattaz et Hollande sont contre la grève !
10 juin 2014 Quel avenir pour la jeunesse ?
03 juin 2014 Droits des travailleurs et progrès social vont ensemble
27 mai 2014 Les classes populaires récusent l’Europe du capital
20 mai 2014 Crise financière mondiale et menaces sur la paix
13 mai 2014 La Troïka et le libéralisme fauteurs de crise
06 mai 2014 Jours fériés : sans travail, le capital n’est rien du tout
29 avril 2014 Kouchner, l’homme-sandwich du Medef
22 avril 2014 Alors, Valls, c’est Jaurès, Clémenceau ou Poincaré ?
15 avril 2014 Quand un « expert » traite les manifestants de débiles …
08 avril 2014 Impuissance des politiques ?
01 avril 2014 « À bas l’endormeur ! »
25 mars 2014 Savoir et vouloir dire non
18 mars 2014 21 mars : négociations paritaires dans la métallurgie
11 mars 2014 Pourquoi nous manifesterons le 18 mars
04 mars 2014 Les minis garantis de la métallurgie, c’est le 21 mars
25 février 2014 Un individu broyé par les procédures
18 février 2014 Lettre ouverte à Mme Fioraso
11 février 2014 M. Hollande ou l’économie pour les nuls
04 février 2014 M. Moscovici, la « novlangue » et le pouvoir d’achat
28 janvier 2014 Salaires, pouvoir d’achat et coût de la vie
21 janvier 2014 Loi des débouchés et politique de l‘offre
14 janvier 2014 Les premiers ministres et le « bout du tunnel »
07 janvier 2014 L’État au service des classes dominantes ?
31 décembre 2013 Salariés, précaires, chômeurs, retraités, même combat !
24 décembre 2013 La fête pour les uns, la dèche pour les autres
17 décembre 2013 Quelles réponses à la crise ?
10 décembre 2013 L’appropriation du travail d’autrui
03 décembre 2013 Mais que sont nos droits humains devenus ?
26 novembre 2013 Rembourser la dette publique ? C‘est impayable !
19 novembre 2013 IBM : les actionnaires contre les salariés
12 novembre 2013 La Cgt, La NSA et l’ADN
05 novembre 2013 Quel avenir pour l’inspection du travail ?
29 octobre 2013 « Un banquier sort du silence »
22 octobre 2013 Pour les libertés syndicales !
15 octobre 2013 Mme Le Pen, ses mensonges et omissions
08 octobre 2013 Nouvelle régression des retraites
01 octobre 2013 Le samedi soir, après l’turbin …
24 septembre 2013 Dialogue social ? Le piège !
17 septembre 2013 Le capitalisme, c’est le peuple divisé
10 septembre 2013 Les jeunes, le libéralisme, les retraites
03 septembre 2013 Pierre Gattaz, le fou du dieu capital
27 août 2013 Qu’appelle-t-on les « 30 glorieuses » ?
20 août 2013 Taux de profit du CAC40 et besoins des retraités
13 août 2013 Au fait, qui paye la protection sociale ?
06 août 2013 Trois ans de tribune : bilan d'étape
30 juillet 2013 Retraite par capitalisation, piège à gogos !
23 juillet 2013 Le capital, les médias et l'austérité
16 juillet 2013 Modernité de Rosa Luxembourg
09 juillet 2013 Quelle alternative contre la spéculation ?
02 juillet 2013 Dis, maman, le changement, c’est quoi ?
25 juin 2013 Conférence sociale et déni de réalité
18 juin 2013 Poulet à l’eau de javel et OGM dans tous les plats ?
11 juin 2013 Salariés, retraités et rentiers du capital
04 juin 2013 Indice INSEE ou hausse du coût de la vie ?
28 mai 2013 Contre le mépris et l’arrogance des patrons
21 mai 2013 Retraites : Ras l’bol du changement qui est pareil qu’avant !
14 mai 2013 Moins de jours fériés ? Les patrons sont pour !
07 mai 2013 Contre la propagande entrepreneuriale à l’école !
30 avril 2013 Un Mai 68 de droite ? Une réaction des bigotes, oui !
23 avril 2013 La préoccupation principale des français ?
16 avril 2013 « Dites-moi où, n’en quel pays ? »
09 avril 2013 Exigeons le retrait du projet de loi « compétitivité » !
02 avril 2013 Laïcité, manifestations, démocratie
26 mars 2013 Salaires, pouvoir d’achat et coût de la vie
19 mars 2013 Les néolibéraux, l’idéologie, la confiance
12 mars 2013 Les Raisins de la Colère et la crise de 1929
05 mars 2013 L’Île des Pingouins et la déréglementation
26 février 2013 Code du travail ou code des patrons ?
19 février 2013 Steak haché avec un œuf à cheval – plein les lasagnes !
12 février 2013 Un patron saisi par la débauche verbale
05 février 2013 Jacques Julliard, penseur de la « gauche de droite »
29 janvier 2013 Accompagner la régression ou la combattre ?
22 janvier 2013 Loi des patrons contre droit des gens !
15 janvier 2013 Frigide Barjot et Laurence Parisot, même combat !
08 janvier 2013 Les impôts, la constitution, le peuple
18 décembre 2012 Depardieu, ancien prolétaire, authentique capitaliste
11 décembre 2012 Quelles complémentaires-santé, quel contrat ?
04 décembre 2012 Sainte Parisot, patronne des patrons !
27 novembre 2012 « Recherche politique anticrise, désespérément … »
20 novembre 2012 « Dis, c’est quoi la crise ? »
13 novembre 2012 Quand la gauche essayait …
06 novembre 2012 Cotisations sociales ou impôts : le choix crucial
30 octobre 2012 DELL, ton univers impitoyable …
23 octobre 2012 L’égalité entre hommes et femmes, c’est pour quand ?
16 octobre 2012 L’argent ne fait pas de petits
09 octobre 2012 Non au secret des affaires !
02 octobre 2012 L’Europe néolibérale contre les travailleurs européens
25 septembre 2012 Les patrons : « La loi, c’est nous ! »
18 septembre 2012 Quels métiers pour les jeunes ?
11 septembre 2012 Non à la déréglementation rampante !
04 septembre 2012 La flexibilité, piège à gogos !
28 août 2012 Les salariés kleenex
21 août 2012 Le capital n’est pas la solution mais le problème !
14 août 2012 Pour la réglementation sociale du marché du travail
07 août 2012 Reconnaitre et payer la qualification
31 juillet 2012 Classifications, qualifications, seuils d’accueil
24 juillet 2012 Si la compétitivité m’était contée …
17 juillet 2012 Trop de travailleurs salariés sans représentants
10 juillet 2012 Assistanat et malthusianisme
03 juillet 2012 Assistanat, « générosité » et droit de vivre
26 juin 2012 Mme Parisot insulte l’intelligence des travailleurs
19 juin 2012 Le Monopoly et les marchés financiers
12 juin 2012 La jeunesse a raison de se révolter
05 juin 2012 Les travailleurs contre les robots de la finance
29 mai 2012 Le choix : libéralisme ou liberté !
22 mai 2012 Abroger les lois scélérates généralisant les dérogations
15 mai 2012 Mme Parisot, la dette publique et l’austérité
09 mai 2012 Croissance, demande intérieure, pouvoir d’achat
02 mai 2012 La BCE pour la croissance … des profits ?
24 avril 2012 Le premier mai, journée internationale d’action des travailleurs
17 avril 2012 Rentiers et patrons veulent licencier sans entrave !
10 avril 2012 Le paradoxe du « prix » du travail
03 avril 2012 Quand Sarkozy rêve d’une Cgt à sa botte …
27 mars 2012 Le Smic à 1 700 € par mois !
20 mars 2012 La Cgt indépendante, mais ni neutre ni complaisante
13 mars 2012 Les 200 € du FN : de l‘arnaque dans du papier de soie !
06 mars 2012 Pareto, les élites, la répartition des richesses
28 février 2012 Les contrats de compétitivité contre le droit
21 février 2012 Présidentielles et jeux du cirque au Capitole
14 février 2012 Référendums contre boucs émissaires
07 février 2012 Redonner sa valeur au travail ? Mon œil !
31 janvier 2012 Seafrance : mensonges et politiques
24 janvier 2012 Le populisme, opium des « penseurs » de droite
17 janvier 2012 Contrat de travail et subordination
10 janvier 2012 TVA antisociale = double peine ?
03 janvier 2012 Vœux hypocrites ou droits constitutionnels ?
27 décembre 2011 En finir avec les politiques des boucs émissaires !
20 décembre 2011 Causes réelles des crises financières
13 décembre 2011 Face à la crise, les exigences de la CGT
06 décembre 2011 Globalisation ou impérialisme ?
29 novembre 2011 Utopie ou réalisme ?
22 novembre 2011 Ne pas prendre des vessies pour des lanternes
15 novembre 2011 Les salariés, « ces pelés, ces galeux d’où venait tout le mal » …
08 novembre 2011 L’impasse de l’Europe libérale
01 novembre 2011 Le mensonge du siècle : les 35 heures responsables de la crise !
25 octobre 2011 L’union européenne en crise ?
18 octobre 2011 Flowlink (Prades le Lez) : grève de 28 salariés sur 29
11 octobre 2011 Des patrons refusent d’appliquer les accords collectifs
04 octobre 2011 Le ras le bol des salariés européens
27 septembre 2011 Le gouvernement, les banques et les retraites
20 septembre 2011 Les politiques impuissants face aux marchés ?
13 septembre 2011 La règle d’or des politiquement nuls
06 septembre 2011 Crise et mépris de classe : 3 exemples
30 août 2011 Démocratie ou agences de notations
23 août 2011 Travailler pour le profit ou pour les besoins humains ?
16 août 2011 Marchés financiers : nouveau radeau de la Méduse ?
09 août 2011 Marchés financiers et démocratie
02 août 2011 Arrêts de travail et contrôles abusifs
26 juillet 2011 Les marchés financiers contre les peuples
19 juillet 2011 Forfaits-jours : Les cadres sont des salariés comme les autres
12 juillet 2011 Retraite à taux plein à partir de 166 trimestres cotisés ?
05 juillet 2011 Tous solidaires du peuple grec !
28 juin 2011 Pouvoir d’achat : les divagations d’un « comité Théodule »
15 juin 2011 RSA : réflexions sur l’assistanat et le travail forcé
07 juin 2011 Syndicalisme ou « dialogue social », il faut choisir !
31 mai 2011 Comité d’entreprise et expression des salariés
24 mai 2011 Prime Sarkozy ? Propagande mensongère !
17 mai 2011 Le 39ème congrès des métallos CGT
10 mai 2011 Contrat de travail, subordination, coût de la vie
03 mai 2011 Service public et propriété collective
26 avril 2011 Sarkozy : démagogie et baisse du pouvoir d’achat
19 avril 2011 Rémunération annuelle garantie, SMIC et indice INSEE
12 avril 2011 Thèse tonique : le management serait incompétent !
05 avril 2011 Encore sur le pouvoir d’achat
29 mars 2011 UNEDIC : la finance contre les chômeurs
22 mars 2011 Entreprises : pouvoir disciplinaire féodal
15 mars 2011 La laïcité contre le cléricalisme
08 mars 2011 Altrad : pas touche à ma convention collective !
01 mars 2011 IBM : discrimination syndicale condamnée
22 février 2011 IBM : l’exigence d’une adhésion idéologique sans faille
15 février 2011 Les ailes coupées de la représentation du personnel
08 février 2011 Démocratie et dictature des marchés
01 février 2011 Le scandale des « marchés financiers »
25 janvier 2011 Quelle est la valeur du travail ?
18 janvier 2011 Régression sociale : le chantage des patrons
11 janvier 2011 Négociation annuelle obligatoire (NAO)
04 janvier 2011 Indignation et résistance : meilleurs vœux pour 2011 !
28 décembre 2010 Auxel Vendargues : M. Pavel bouleverse la loi
21 décembre 2010 Métaux 2011 : baisse programmée du pouvoir d’achat
14 décembre 2010 Salaire et profit sont dans un bateau
07 décembre 2010 L’économie de marché, facteur de hausse des prix
30 novembre 2010 Auxel Vendargues : « Bienvenue chez les ch’tis » ?
23 novembre 2010 Auxel : les salariés refusent un plan social au rabais
16 novembre 2010 Une durée du travail à géométrie variable
09 novembre 2010 L’aveu des patrons : le capital ne produit rien !
02 novembre 2010 Projet Sarkozy : la loi de trop !
26 octobre 2010 Les Sarkozy soutiennent la répartition comme la corde soutient le pendu !
19 octobre 2010 Le peuple a gagné la bataille des idées
12 octobre 2010 « Gouvernement du peuple, par le peuple, pour le peuple » ?
05 octobre 2010 Réflexions sur les grèves générales
28 septembre 2010 Retraites : un choix de classe !
21 septembre 2010 Grève : recommandations pour le 23 septembre
14 septembre 2010 Les 35 heures enterrées ?
07 septembre 2010 Retraites : choisir entre le progrès social et la récession
31 août 2010 Les mutuelles victimes du libéralisme
27 août 2010 « Auto-entrepreneurs » : Vous avez dit bizarre ?
24 août 2010 Le portage salarial, marchandage de main d’oeuvre sophistiqué
20 août 2010 Déconstruction du contrat de travail ?
17 août 2010 La compétitivité, disent-ils …
10 août 2010 Contact-Cité : les raisons d’un échec
06 août 2010 Inspection du travail et RGPP
03 août 2010 IBM France : les retraites par capitalisation dans la tourmente

« Que reste-t-il de nos amours ?
Que reste-t-il de nos beaux jours ? »
Charles Trenet (1942)

L’Hérault du Jour renaît dans l'édition
Hérault-Gard de La Marseillaise

Le 15 avril 2015, le tribunal de commerce de Marseille a rendu son jugement dans de la procédure de redressement qu'il avait déclenchée au sujet du quotidien La Marseillaise. L'édition « Hérault-Gard » est publiée dorénavant sous la manchette de La Marseillaise. Mais les agences de Sète et Béziers sont fermées et 95 emplois (sur 208) sont supprimés. Malgré ces conditions à fendre le cœur, il faut souhaiter longue vie à La Marseillaise, quotidien régional qui reste fidèle à ses origines : la Résistance et la clandestinité en 1943, dans une France occupée et cogérée grâce à la collaboration, d'une part, de la Waffen-SS et de la Gestapo, et d'autre part de la « Milice “française” ». Celle-ci avait été annoncée en janvier 1943 par Pétain. C'est Laval qui la créa, s'en attribuant la présidence. Il donna le commandement à Darnand, lequel y intègra le service d'ordre légionnaire (SOL), organisation fascisante fondée en 1941. Jusqu'à la fuite de sa direction à Sigmarinen en Août 1944, la Milice servit de force supplétive aux SS et à la Gestapo, que ce soit pour les opérations contre les résistants, pour les rafles de juifs ou pour les assassinats d'hommes politiques de la IIIème République emprisonnés par la collaboration après les pleins pouvoirs obtenus par Pétain le 10 juillet 1940. Jean Zay, Georges Mandel ou Victor Bash comptent parmi les victimes de ces assassinats politiques.

Le Conseil National de la Résistance (CNR)

À Londres, De Gaulle a désigné Jean Moulin pour être son représentant dans la France occupée et lui a assigné la mission de rassembler l'ensemble des mouvements de résistance. Le 2 janvier 1942, Jean Moulin est parachuté en France occupée et établit le contact avec la presse clandestine (évidemment résistante), les syndicats CGT et CFTC, interdits dès octobre 1940 et entrés en résistance, et les partis politiques interdits, reconstitués dans la clandestinité. Dix-sept mois de négociations conduisent à la première réunion du CNR le 27 mai 1943 à Paris. Moins de quatre semaines plus tard, Jean Moulin est arrêté le 21 juin 1943. Il est torturé sans parler (autrement, c'était tout le CNR qui aurait disparu). Déporté vers un camp de concentration en Allemagne, il meurt pendant son transport des suites des blessures infligées par ses tortionnaires. Sans Jean Moulin, le CNR poursuit sa mission : d'abord, coordonner les mouvements de résistance dans la lutte armée immédiate pour la Libération, en lien avec les alliés par l'intermédiaire de De Gaulle à Londres, ensuite, mettre au point le programme des mesures à mettre en œuvre après la Libération pour rétablir une république démocratique et sociale.

Le programme du CNR et la presse

Les questions de presse étaient d'une importance extraordinaire pour les résistants : non seulement la presse clandestine faisait partie du CNR, mais elle partageait une évidence avec les syndicats et les partis représentés au CNR : après la Libération, rien ne pourrait être comme avant. Concernant la presse, le CNR unanime avait jugé sévèrement non seulement la presse qui collaborait pendant l'occupation allemande, mais aussi la presse qui était tenue en laisse par les grands groupes capitalistes pendant les années 1930. Cette presse bourgeoise, entre la crise de 1929 et le seconde guerre mondiale, avait soutenu, à l'intérieur, les politiques d'austérité, et à l'extérieur, la diplomatie de renoncement. Les politiques de franc fort et d'austérité n'avaient qu'un but : assurer le maintien de la valeur des capitaux industriels, financiers et fonciers, bref, de préserver les intérêts immédiats des classes dominantes. Les conséquences sociales de ces politiques furent désastreuses : développement de la misère, de la pauvreté et du chômage. À l'extérieur, la diplomatie de renoncement eut pour résultat, à partir de 1933, de laisser les mains libres à l'Allemagne hitlérienne.

Le choix de la non-ingérence en Espagne, c'était l'abandon de la République Espagnole et de son gouvernement républicain de Front Populaire élu le 16 février 1936. Celui-ci devait faire face à un coup d'état militaire dirigé par le général Franco (avec, derrière lui, la bourgeoisie, l'église catholique et une grande partie de l'armée de métier). Le putsch fut très vite soutenu militairement par les nazis allemands et les fascistes italiens. La guerre civile espagnole dura trois ans, les contingents nazis et fascistes y trouvèrent un champ de manœuvre qui leur permit d'expérimenter leurs nouvelles tactiques militaires, notamment les bombardements massifs de populations civiles (Guernica). Le même renoncement des classes privilégiées laissa faire le rattachement (Anschluss) de l'Autriche à l'Allemagne (mars 1938) et conduisit le gouvernement Français a signer les accords de Munich (septembre 1938) qui donnaient à Hitler carte blanche en Tchécoslovaquie.

En France, la presse bourgeoise, tenue en main par de puissants capitalistes comme le parfumeur François Coty, (propriétaire du Figaro, puis de « L'ami du peuple ») s'était déshonorée par ses campagnes sur le thème « Plutôt Hitler que le communisme » (l'une des manchettes en première page du torchon antisémite et républicain de François Coty, par ailleurs l'un des financiers de La Cagoule, cette organisation clandestine d'extrême droite qui se donnait pour objectif d'abattre la République et d'instaurer en France un régime fasciste).

La débâcle de mai-juin 1940, puis la désignation de Pétain comme président du conseil, puis la signature de l'armistice le 22 juin, conduisirent à l'abandon de la république. Le vote des pouvoirs spéciaux à Pétain le 10 juillet 1940 par ce qui restait de la chambre des députés et du sénat [la plupart des élus communistes étaient en prison], aboutirent à la suspension des textes constitutionnels de la IIIème République. Pétain, disposant des pleins pouvoirs depuis le vote du 10 juillet 1940, mit en place un régime fasciste dont il était le chef. C'est à partir de cette séquence de l'Histoire française que le CNR réfléchit aux causes de la défaite et aux politiques à mettre en œuvre après la Libération. D'où l'adoption et la publication du programme du CNR en mars 1944.

On remarquera qu'il fallait quand même une sacrée dose d'optimisme pour publier le programme du CNR sous le titre : Les Jours Heureux. Certes, la bataille de Stalingrad avait déjà eu lieu (17 juillet 1942 — 2 février 1943), les troupes anglo-américaines avaient débarqué en Sicile (10 juillet 1943) et le Japon connaissait ses premières défaites dans le pacifique. L'espoir d'un débarquement allié en France grandissait. Mais enfin, la guerre n'était pas finie ! Concernant la presse, que disait donc le programme du CNR ?

« Les Jours Heureux », programme du Conseil National de la Résistance (CNR)

Le programme du CNR est donc adopté en mars 1944. La partie consacrée à la presse est reproduite ci-dessous, mise en évidence en rouge et en italique.

  • « …
  • II — Mesures à appliquer dès la libération du territoire
  • Unis quant au but à atteindre, unis quant aux moyens à mettre en œuvre pour atteindre ce but qui est la libération rapide du territoire, les représentants des mouvements, groupements, partis ou tendances politiques groupés au sein du C.N.R., proclament qu’ils sont décidés à rester unis après la Libération :
    • 4) Afin d’assurer :
      • le rétablissement de la démocratie la plus large en rendant la parole au peuple français par le rétablissement du suffrage universel ;
      • la pleine liberté de pensée, de conscience et d’expression ;
      • la liberté de la presse, son honneur et son indépendance à l’égard de l’Etat, des puissances de l’argent et des influences étrangères ;
  • … »

Méditons toujours cette proposition : « … Afin d'assurer … la liberté de la presse, son honneur et son indépendance à l'égard de l'état, des puissances d'argent et des influences étrangères. Quel beau programme, à propos de la liberté de la presse !

  • Indépendance à l'égard de l'état :

    C'est le refus définitif de toute forme de censure décidée a priori par le pouvoir exécutif sans décision préalable de l'autorité judiciaire. Or, moins de dix ans après la Libération, les gouvernements, pendant la guerre d'Algérie n'hésitèrent pas rétablir la censure préalable de la presse par la loi du 3 avril 1955 sous le gouvernement Edgar Faure. C'est dans cette censure d'état que s'illustra le gouvernement présidé par Guy Mollet (SFIO), après les pouvoirs spéciaux votés en mars 1956 par l'assemblée nationale. Il ne fut pas le seul, puisque tous les présidents du conseil qui lui succédèrent jusqu'à la fin de la IVème République, y compris le dernier, De Gaulle, censurèrent la presse écrite. Parmi les quotidiens et hebdomadaires politiques les plus censurés, on compte, bien sûr, les quotidiens de la presse nationale l'Humanité et Libération (celui issu de la résistance, dirigé par Emmanuel d'Astier de la Vigerie, proche des communistes), les hebdomadaires France Observateur, L’express et Témoignage Chrétien. Il va sans dire que les saisies de presse étaient beaucoup plus nombreuses en Algérie.

    Un souvenir personnel : durant l'année scolaire 1957-1958, j'étais en seconde à l'École Nationale Professionnelle (ENP) Raspail. Les discussions allaient bon train à propos de la guerre d'Algérie et nous nous passions de la main à la main des ouvrages interdits : La Question, d'Henri Alleg, saisi le 27 mars 1958 dès sa sortie, et la Gangrène, témoignage de cinq militants du FLN, interdit le 19 juin 1958. Jean-Paul Sartre avait écrit pour L’express une critique élogieuse de La Question. Il y dénonçait, la torture, l'armée, le colonialisme et le gouvernement. L'édition de l'Express dans laquelle devait paraître la critique de Sartre fut saisie. C'est alors que le Canard Enchaîné publia le fac-similé de la critique visée par la saisie, en réduction, mais bien lisible tout de même, barré d'une croix ajoutée à la main, avec un commentaire (pour le coup, sublime, forcément sublime …) disant en gros, que la critique par Sartre d'un livre interdit était inadmissible et que le Canard, si cette chronique lui avait été soumise, aurait absolument refusé de la publier. Pour le gouvernement, pour l'armée, pour les bons apôtres de l'Algérie française et des aspects positifs de la colonisation, l'effet fut pire que si la critique de Sartre avait été publiée dans l'Express sans être censurée.

  • Indépendance à l'égard des puissances d'argent :

    71 ans après la Libération de Paris, où en est l'indépendance de la presse vis-à-vis des capitalistes ? Un article du Canard Enchaîné fait le point dans le numéro publié le 3 juin 2015. Le titre de l'article est le parfait symbole de la dérive libérale des lois sur la presse : « La presse sous la pression des milliardaires ». Cet article jette un regard pessimiste sur l'évolution de la presse nationale « d'information politique et générale » à partir de deux exemples :

    • D'une part, le rachat de deux quotidiens, Le Parisien et Aujourd'hui en France, par le patron du groupe LVMH, Bernard Arnaud, à la famille Amaury, par ailleurs propriétaire de L’équipe, bien connu dans les vestiaires des stades. Comment associer le groupe LVMH (Louis Vuitton – Moët-Hennessy). Ce grand patron, fils d'industriel et polytechnicien, s'emparant des dépouilles du groupe textile Boussac, témoin de Sarkozy à l'avant-dernier mariage de celui-ci, est déjà propriétaire du premier quotidien économique français, Les Échos. Qu'avait-il à faire avec un quotidien issu du Parisien Libéré, surnommé le journal des concierges ?
    • D'autre part, la prise de participation « du nouveau propriétaire de SFR, Patrick Drahi » dans Libération. Le même Patrick Drahi a racheté le groupe L’express

Question pertinente du Canard : « Mais pourquoi donc ces milliardaires rachètent-ils avec autant d'entrain les grands journaux français qui, presque tous, perdent de l'argent ? Pour une raison peu avouable publiquement : en achetant des journaux, ils achètent aussi de l'influence. Ou du moins, l'apparence de l'influence. Et, pour eux, cela n'a pas de prix ». Tout est dit !

En insertion, le Canard donne un tableau édifiant de la dépendance de la presse vis-à-vis des patrons

Citation du Canard Enchaîné, 3 juin 2015 : « Des journaux de plus en plus indépendants » (L'humour est la politesse du désespoir, pensée attribuée à une foule de penseurs).

Seuls quatre titres de la presse nationale « d'information politique et générale » n'appartiennent pas à des groupes industriels ou commerciaux » : dans l'ordre alphabétique, Charlie Hebdo, La Croix, Le Canard enchaîné et L’humanité. Pourquoi est-il si important que la presse soit indépendante des puissances d'argent ? Le Canard Enchaîné donne, en annexe à l'article de Jérôme Canard , deux exemples sous le titre générique Coupures pub aux “Échos” et au “Monde” qui explicitent l'absence d'indépendance d'une rédaction face aux volontés du propriétaire. Ce qui justifie a fortiori l'exigence d'une presse libre, donc indépendante des puissances d'argent !

En matière de concentration capitalistique, la presse quotidienne régionale n'est pas en reste : le journal Libération, a publié le 20 mars 2013, sur son site Libération Ecrans, un article d'Isabelle Hanne illustré par la carte ci-dessous :

Citation du journal Libération-Écrans, 20 mars 2013 : « La PQR se regroupe sur un air de trust » par Isabelle Hanne, Lire l'article …

Cette carte est éclairante : les zones hachurées représentent les départements (une minorité, hélas) dans lesquels le pluralisme de la presse quotidienne résiste. Mais la carte est incomplète : la diffusion de La Marseillaise n'y est pas représentée. Or, son titre même indique qu'il est régional. La Marseillaise est diffusée sur six départements : Bouches du Rhône, Var, Vaucluse, Alpes de Haute Provence, Hérault et Gard. Il est vrai que l'article d'Isabelle Hanne était consacré à la domination de grands groupes capitalistes sur la presse quotidienne régionale et il est clair que la Fédération des Fédérés, actuel propriétaire de La Marseillaise, ne fait pas partie de ces grands groupes capitalistes, au contraire.

Comme le porte en sous-titre, depuis des décennies, le Canard Enchaîné, La liberté de la presse ne s'use que quand on ne s'en sert pas. Mais cette liberté de la presse n'est possible que si des conditions préalables sont réalisées. Elles relèvent toutes du constat qu'un journal n'est pas une marchandise marchandise comme les autres. S'il est vrai que n'importe quelle marchandise matérielle concrète porte en elle une histoire du développement des sociétés humaines, de leur niveau de connaissances et des rapports de production qui les caractérisent, elles ne portent aucun message, aucune opinion. Un journal est un média. Certes, c'est un support matériel, ou maintenant virtuel. C'est un contenant d'une autre matière composée d'informations qui, réunies donnent naissance à une opinion personnelle, particulière à son auteur ou au groupe qui l'a élaborée, qui fait partie du champ des possibles contradictoires caractéristique des sociétés humaines. Une opinion a une dimension historique, culturelle, idéologique. Elle ne naît pas spontanément, elle émerge d'un contexte contradictoire, dans une formation sociale donnée, caractérisée par des rapports de production spécifiques.

Contrairement à ce qu'on entend dire trop souvent, il n'y a pas de pensée unique : chaque personne peut avoir les idées qu'elle veut ; elle dispose, dans les sociétés démocratiques, de la liberté de penser, de la liberté d'exprimer publiquement ses pensées dans le cadre de règles légales dont le fondement est le respect des personnes et l'interdiction d'interférer sur la liberté des autres ; elle dispose de la liberté de publication dans le cadre des lois sur la presse. Mais s'il n'y a pas de pensée unique, chaque société génère son idéologie dominante, de manière à justifier l'injustifiable, c'est-à-dire les rapports de domination. Et, par définition, ces rapports de domination sont contradictoires avec tout projet de société démocratique puisque les pouvoirs dont disposent les personnes physiques ou morales sont fixés en fonction de leur place dans les rapports de production.

C'est pourquoi il y aura toujours une contradiction entre l'idéologie libérale et la démocratie : les personnes citoyennes ne se résument pas à leur statut dans la sphère de la production, ni à leur capacité d'achat et de vente dans la sphère de la circulation, c'est-à-dire sur les marchés. Leur pouvoir ne se limite pas à simplement acheter ou vendre. Chaque personne, en démocratie doit avoir un pouvoir égal dans la sphère politique : celui de participer à l'élaboration de la volonté générale. Ce qui fonde la démocratie, ce n'est pas l'échange marchand, l'offre et la demande, ou la concurrence, c'est le débat où s'échangent des idées pour construire une politique en vue de mettre en œuvre la volonté générale.

L'obstination de la pseudo-science économique (sublime, forcément sublime !), à tenter de démontrer que les marchés ont toujours raison se heurte à une première objection de taille. Les faits historiques démontrent le contraire : les crises économiques, comme les guerres ou les révolutions sont des processus collectifs d'où émergent des décisions politiques que les marchés ne sont capables ni de prévoir, ni de contrôler, ni d'empêcher (sans être un parano du complot, on peut d'ailleurs raisonnablement se demander si les marchés voudraient éviter les crises ou les guerres ou si celles-ci sont, implicitement des opportunités de régulation de systèmes capitalistes en crise. En revanche, pour les révolutions, on se doute de la réponse …). Mais la seconde objection est encore plus grave : si, selon la pseudo-science économique, les lieux où se forment les décisions politiques doivent être les marchés, alors on est bien obligé de conclure : si l'économie de marché n'est pas la fin de l'histoire, elle risque bien de devenir la fin de la démocratie politique.

Les résistants membres du CNR ne s'y sont pas trompés : laisser les grands groupes industriels et financiers s'emparer de la presse devait conduire naturellement à des concentrations capitalistiques et des fusions qui annonceraient la fin du pluralisme, et seraient donc des menaces sérieuses : les minorités, mais aussi la majorité des personnes citoyennes seraient privées de la liberté de publication ; celle-ci serait réservée aux classes privilégiés, très minoritaires dans le pays, mais assez fortunés pour s'emparer, en application de leur contrôle des marchés financiers, de la quasi-totalité des médias. Or, on doit se souvenir, que l'intérêt qu'ils trouvent dans les médias ne réside généralement pas dans la valeur d'échange de ceux-ci dont ils pourraient espèrer tirer profit, mais de la valeur d'usage qu'ils lui attribuent pour diffuser leur idéologie de classe dominante.

Il existe bien un cas particulier, c'est la presse dite gratuite. Enfin, gratuite, c'est vite dit : Cette presse dont le modèle économique n'est pas différent des publicités distribuées dans les boites aux lettres, vit de la publicité, c'est clair. Qui paye la publicité ? Dans le compte de résultats des organes de presse et y remplacent le montant des ventes de marchandises de l'exercice. Et dans le compte de résultats de la société qui paye la publicité, où se trouvent donc les factures de pub ? Dans la partie dépense du compte de résultats ! Ce sont donc tous les acheteurs des marchandises vendues par les annonceurs qui paient financent la presse gratuite. Cela dit, les lecteurs de la presse gratuite en ont pour leur argent …

Mais les personnes citoyennes, usagers payants, quelle valeur d'usage attribuent-elles à la presse qu'elles achètent ? Évidemment, on parle bien de la presse payante d'information politique et générale. Le cas du quotidien L’Équipe et des quotidiens dédiés aux courses hippiques est un sujet historique, sociologique et idéologique évident : le sport colporte les idées d'individualisme, de compétition et de performance, celles-là même qui constituent la base des politiques de salaires dites au mérite et à la distribution d'augmentations individuelles. Quant à la presse hippique, elle distille l'importance du facteur chance, prise de risque et l'espoir d'un enrichissement sans cause déjà pratiqué par les actionnaires et les spéculateurs.

Les personnes citoyennes, lectrices de la presse d'opinion politique et générale sont à la recherche d'une valeur d'usage spécifique : elles ont besoin de faits, d'analyses de ces faits, de débats sur les projets et les réalisations, de critiques sérieuses des projets politiques des gouvernements et du patronat, des institutions internationales telles que le FMI, la BCE ou la commission européenne. Elles ont besoin de comprendre les causes du chômage de masse qui dure depuis 40 ans. Elles veulent savoir pourquoi l'argument massu utilisé pour justifier les politiques d'austérité, c'est toujours le même : il faut rembourser les dettes publiques, alors que, à l'échelle de la planète, elles ont presque doublé entre 2007 et 2014, que la plus forte augmentation de la dette publique, c'est celles des États-Unis, que les pays du G7 représentent ensemble plus de 70 % de la dette publique mondiale. Ils veulent connaître et participer aux débats sur un rassemblement populaire possible susceptible de devenir une force hégémonique afin de trasnformer profondément la société française

Pour la région, c'est l'espoir qui est mis dans La Marseillaise. Il faut que le redressement de La Marseillaise soit confirmé. Pour cela, il faut que le nombre d'abonnés augmente, il faut que la vente au numéro augmente, il faut que la participation à la souscription se poursuive. Les personnes citoyennes qui ont besoin régionalement d'un journal comme La Marseillaise, sont des salariés, des précaires, des retraités et des chômeurs, en aucun cas des patrons de sociétés du CAC40. Mais ces personnes citoyennes sont nombreuses : plus de 90% de la population. Rappelons-nous qu'une personne investissant un million d'euros dans la presse bourgeoise, ne vaut pas plus que 100 000 personnes souscrivant en moyenne 10 € pour La Marseillaise.

  • Indépendance à l'égard des influences étrangères :

    La question qu'on peut poser est la suivante : pendant les périodes marquées par une prolifération de journaux, les services secrets des puissances étrangères pratiquaient probablement la corruption de certaines directions afin d'influencer la classe politique et l'opinion publique. Mais, franchement, les moyens techniques mis en œuvre pour la collecte des informations, d'une part, et l'adhésion quasi-unanime de la presse d'information politique générale à l'idéologie libérale, à l'alliance transatlantique, qui n'est qu'un protectorat américain sur l'Europe, dispense la puissance impériale de faire des frais supplémentaires en vue de la corruption d'organes de presse. À part Marianne qui exprime une ligne éditoriale singulière, tous les autres quotidiens et hebdomadaires cités dans le tableau du Canard Enchaîné ci-dessus, n'ont besoin d'aucune corruption supplémentaire pour être la voix de son maître de l'impérialisme américain rebaptisé mondialisation ou globalisation.

    Cela dit, ce chapitre justifie une étude particulière : les informations qui en résulteront seront ajoutées au fur et à mesure.

Pour conclure cette présentation retenons l'essentiel :

Longue vie à
La Marseillaise !

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