Union Syndicale des Travailleurs CGT de la Métallurgie de l'Hérault

À propos de la chronique du 30 août 2016
parue dans La Marseillaise

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Mise à jour : 30 août 2016, 14:32:41

1 – Introduction
Explications complémentaires à la chronique de Michel Perraud parue dans La Marseillaise le 30 août 2016 (édition Hérault-Gard)

Pour des raisons de mise en page, cette chronique n'a pas pu apporter des précisions sur les documents cités. Une seule note renvoie à ce dossier. Celui-ci est temporaire : il sera ajouté, en Post-Scriptum à cette chronique quand elle sera archivée (Consulter ces archives)

informations complémentaires minimales

Dans l'urgence, voici ce qu'il faut savoir sur les ouvrages cités dans cette chronique :

Lettre ouverte aux gourous de l'économie qui nous prennent pour des imbéciles
De Bernard Maris, écrit en 1999 par l'un des plus grands économistes français de sa génération. Il était, jusqu'au 7 janvier 2015, date de son assassinat, directeur de Charlie-Hebdo. Ce livre a été publié en 1999. Il explique pourquoi l'économie politique n'est pas une science, même quand on l'agrémente de mathématiques qui servent à couvrir des a priori idéologiques. Il le démontre en décrivant l'itinéraire de la plupart des Prix attribués par la Banque de Suède, vulgairement présentés comme des prix Nobel d'économie. Il présente ensuite les experts autoproclamés qui causent dans le poste. Il fait enfin le portrait au vitriol de personnes mi-experts, mi-politiciens (tels Michel Camdessus, Dominique Strauss-Kahn) bienvenus.
Les deux tomes de son Anti-Manuel d'Économie sont fabuleux.
Manifeste du Parti Communiste

De Karl Marx et Friedrich Engels, publié en 1848. On retiendra qu'à l'époque, parti signifiait mouvement, mouvance. Il existe de nombreuses éditions du Manifeste. Celle-ci est préfacée par François Chatelet qui était professeur de Philosophie. Elle comporte, en annexe, la Critique du Programme de Gotha, très intéressante à plus d'un titre. D'abord, c'est la critique de la résolution proposée au vote du premier congrès du SPD (Parti socialiste allemand) qui eut lieu dans la ville de Gotha en 1875. Ce n'est pas à proprement parler un texte, mais le regroupement des notes marginales inspirées par le projet de résolution. Le moins qu'on puisse dire est que Marx critiquait vertement ce projet qui n'était pas d'inspiration marxiste mais lassalienne (du nom de Ferdinand Lassalle).

Dans le Manifeste, la description de la mondialisation n'a pas pris une ride. Ce qu'on présente comme une nouveauté spécifique au développement du capitalisme contemporain était déjà, en 1848, la réalité concrète du capitalisme : mondialisation et développement du capitalisme sont liés.

La Malfaçon

De Frédéric Lordon, publié en 2014. Frédéric Lordon est l'un des plus brillants économistes atterrés et des plus connus parce qu'il a un talent oratoire incroyable et un humour dévastateur. On peut consulter Youtube Frédéric Lordon et trouver les vidéos des débats et conférences dans lesquelles Lordon prend la parole. Du nanan !

Le sous-titre de La Malfaçon explicite le sujet du livre : Monnaie européenne et souveraineté démocratique

L'Hydre Mondiale

De François Morin, professeur émérite d'économie politique. Ce petit livre publié en 2015, « en mémoire de Bernard Maris », a pour sous-titre L'oligopole bancaire. Sa base est l'ensemble des informations disponibles collectées par les organisations monétaires internationales complétées par les informations établies pour les réunions des G7 et G20, en particulier à la suite de la crise systémique de 2007-2008. Ce livre met en évidence les faits suivants :

  • L'existence de banques dites systémiques, dont l'exemple est la défunte Lehman Brothers : une banque dont la faillite pourrait provoquer une crise mondiale. En anglais, cette catégorie de banques est dite Too Big To Fail, soit trop grosse pour chuter, car la chute d'une seule d'entre elles menacerait le système lui-même.
  • Ces banques, au nombre de 28 en 2012, au nombre de 30 au dernier recensement (dont quatre banques française), se connaissent et se concertent. Elles entretiennent, contrairement à toutes les déclarations des néolibéraux, une concurrence non libre et faussée puisqu'elles s'entendent entre elles pour contrôler les taux de changes sur le marché monétaire international et les taux d'intérêts. Ces banques dominantes astreignent les états aux respect de leurs règles, en particulier des politiques d'austérité et de flexibilisation des marchés du travail.
  • le nom d'hydre fait référence à la mythologie grecque : un monstre à plusieurs têtes dont une éternelle. Un oligopole est, en économie un marché non libéral puisqu'il ne met en présence qu'un nombre limité d'acteurs qui ont tendance à s'entendre entre eux.
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