Union syndicale CGT des travailleurs de la métallurgie de l'Hérault

Analyse des dettes publiques des états
après le krach de la bourse de New York en 2008

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Dernière mise à jour : 9 octobre 2016 à 18:58:04

Introduction

Depuis 2007, les gouvernements des pays du G7 – États-Unis, Canada, Japon, Allemagne, France, Italie et Royaume-Uni – en phase avec les organisations internationales – Fonds monétaire international (FMI), Banque centrale européenne (BCE) commission européenne (CE) – qui forment ce que l'on surnomme la Troïka, nous arrosent de discours qu'on peut résumer comme suit : « nous avons [qui ça, nous ?] un problème de dette publique ; chacun doit rembourser ses dettes, autrement ce sera le chaos ». D'où les politiques d'austérité qui doivent préserver les patrimoines et le capital, et réserver aux couches sociales les plus nombreuses et les moins riches le remboursement des dettes publiques.

Ceci, naturellement, passe sous silence que, de 2007 au 22 septembre 2016, la somme mondiale des dettes publiques a été multipliée par 2,0060. Cela donne un taux d'augmentation de 100,60 % sur huit ans !

Le 22 septembre 2016, la somme mondiale des dettes publiques avait déjà atteint le montant record de 59 703 milliards de dollars, soit une augmentation de : 100,60 % depuis 2007 ! Depuis 2007, donc en huit ans, la dette publique mondiale doublé !

Le graphique suivant montre l'évolution de la somme mondiale des dettes publiques entre 2007 et 2016.

Graphique N° 1 : Croissance de la somme des dettes publiques, en milliards de dollars, de 2007 à 2014. (Données du 24 avril 2014 et du 22 septembre 2016 ! Cela augmente tous les jours …)

Source : http://www.economist.com/content/global_debt_clock

On sait que, depuis sept ans, la Troïka et les pays riches prétendent qu'ils veulent imposer aux autres pays (par exemple, la Grèce) des politiques économiques, fiscales et budgétaires dont le principe de base est l'austérité du plus grand nombre. Ces politiques ont soi-disant pour objectif de réduire les dettes publiques. À la lecture du graphique ci-dessus, on constate que c'est un échec complet.

Mais devant cet échec flagrant, on peut s'interroger : la réduction de la dette publique est-elle le véritable objectif ? Le tableau suivant rend légitime cette interrogation : on y découvre que 70 % de la somme mondiale des dettes publiques, vient des états appartenant au G7, groupe des sept pays ayant le PIB le plus élevé : les États-Unis, le Japon, l'Allemagne, la Grande Bretagne, la France, l'Italie et le Canada.

  2007 2014 indice de variation, base 100 : 2007
Pays Dette publique (1) Population (2) Dette publique par habitant (3) Dette publique (4) Population (5) Dette publique par habitant (6) Dette publique (7) Population (8) Dette publique par habitant (9)
États-Unis 4 893 299 545 16 335 13 475 317 571 42 431 275,393 106,018 259,762
Japon 7 390 127 468 57 975 12 352 125 576 98 363 167,145 98,516 169,663
Allemagne 2 146 82 268 26 085 2 794 81 739 34 182 130,196 99,357 131,038
Angleterre 1 164 60 726 19 168 2 500 63 597 39 310 214,777 104,728 205,081
France 1 595 61 726 25 840 2 415 64 005 37 731 151,411 103,692 146,019
Italie 2 165 59 226 36 555 2 410 61 274 39 332 111,316 103,458 107,596
Canada 922 32 726 28 173 1 624 35 131 46 227 176,139 107,349 164,081
Par comparaison, voici les mêmes données, prélevées au même endroit, concernant la Grèce
Grèce 312 11 131 28 030 330 11 326 29 137 105,769 101,752 103,948

Tableau N° 1 : Dettes publiques, populations et dettes publiques par habitant, des sept premiers pays du classement par PIB, appartenant au G7, pour les années 2007 et 2014.

Unités :

  • Dettes publiques, colonnes (1) et (4) : milliards de dollars (arrondi au milliard de dollar inférieur)
  • Dette publique par habitant, colonnes (3) et (6) : dollars
  • Milliers d'habitants : colonnes (2) et (5) (arrondi au millier inférieur)
  • indices de variations base 100 en 2007 : colonnes (7), (8) et (9)

Exemples :

  • Population de la France en 2007 : 61 726 027, arrondi à 61 726 milliers d'habitants
  • Dette publique France en 2007 : 1 595 milliards de dollars ;
  • Dette publique France 2007 par habitant : 25 840 dollars.
Quelles réflexions peut-on tirer du graphique N° 1 et du tableau N° 1 ?

Tout le monde comprend que l'affirmation : « Il faut diminuer la dette publique pour la croissance, pour l'emploi, etc. » est préoccupante. Un site web ( Voir la page de ce site ), peu soupçonnable de critique à l'encontre de l'Union Européenne en général et de la zone euro en particulier, publie même le commentaire suivant :

On est donc prévenus : alors que le taux reconnu d'augmentation moyenne de la productivité est en Europe de 2,2 % par an, le taux de croissance de la zone euro a été en 2014 de 0,9 %. C'est un taux de croissance qui ne permet pas d'espérer un nombre d'emplois créés supérieur au nombre d'emplois détruits. La caractéristique de la période est donc, à la fois, politiques d'austérité ET augmentation des dettes publiques ET augmentation du chômage.

À ce constat tragique pour les salariés (notamment les bas salaires et les temps partiels non désirés), pour les retraités et pour les privés d'emploi, il faut ajouter les commentaires suivants :

  • D'après l'Insee, en 2014, la dette publique de 2 037,8 milliards d'euros génère des intérêts de la dette de 43,0 milliards d'euros par an, soit un taux moyen de 2,11 % par an. En supposant que ce soit le taux moyen des intérêts des dettes publiques, la somme des dettes publiques des pays aura généré en 2014 1 122,22 milliards de dollars d'intérêts !
  • Or, ces intérêts sont versés par les états à leurs créanciers (ceux qui possèdent les bons du trésor et autres dettes d'état). On sait que ce sont les banques, assurances, fonds d'investissements, fonds de pension, grandes entreprises, etc., bref le capital financier, qui possèdent l'essentiel de ces créances, toutes institutions financières qui engrangent les intérêts d es rentes d'états. Ces institutions financières auraient pu investir ailleurs : dans les entreprises, dans le développement durable, dans l'aide aux pays en voie de développement, dans l'écologie, mais il faut croire que les placements en dettes publiques ont des rendements satisfaisants et une sécurité de haut niveau. On peut donc émettre l'hypothèse que les marchés financiers ont choisi d'autres objectifs que la diminution de la dette publique.
  • Et puis, il y a cette – soi-disant – aberration des dettes publiques obtenues avec des taux d'intérêt négatifs. Comment imaginer que des financiers à la cupidité exacerbée puissent prêter de l'argent qui, non seulement ne rapportera pas, mais coûtera ? L'intérêt négatif, cela veut dire que le remboursement de la dette sera inférieur au crédit accordé. Cela paraît incompréhensible ! Et pourtant, l'explication est simple. Pour un financier, il n'y a rien de pire que des capitaux non placés. Ceux-ci risquent des dépréciations par la perte de valeur de la monnaie, l'éclatement d'une bulle financière ou les deux à la fois. Dès lors, les dettes publiques des pays développés sont un refuge pour les capitaux flottants que les marchés financiers sont incapables d'investir, c'est-à-dire de prêter aux entreprises industrielles ou commerciales. Celles-ci ne peuvent les utiliser avec un taux de profit satisfaisant (pour elles) car la demande de biens et services est en régression : le coût de la vie augmente et le pouvoir d'achat des salaires, pensions de retraite, indemnités chômage ou minima sociaux diminue. C'est l'un des aspects de la crise présente du capitalisme : les marchés financiers créent de l'argent virtuel par la spéculation, et cet argent virtuel, ils sont incapables de le transformer en capital productif.
  • De plus, l'analyse du tableau N° 1 montre que les pays dits du G7 accumulent ensemble, pour l'année 2014, 37 570 milliards de dollars, soit en pourcentage : 70,64 % de la somme mondiale des dettes publiques de 2014 !
  • Allons plus loin ! Le tableau suivant les taux de dettes de chaque pays du G7, les PIB de ces pays, d'abord pour l'année 2007 (dernière année pleine avant le krach de la bourse de New York d'octobre 2008) puis pour l'année 2014.
      2007 2014
    Pays Dette publique (1) Taux DP / PIB (2) PIB (3) Tendance taux DP (4) Dette publique (5) Taux DP / PIB (6) PIB (7) Tendance taux DP (8)
    États-Unis 4 893 36,50 % 16 335 4,9 % 13 475 82,50 % 16 333 12,0 %
    Japon 7 390 170,50 % 4 334 -0,6 % 12 352 239,90 % 5 149 -1,4 %
    Allemagne 2 146 67,00 % 3 203 13,5 % 2 794 84,10 % 3 322 0,0 %
    Angleterre 1 164 43,70 % 2 664 18,9 % 2 500 96,30 % 2 596 9,0 %
    France 1 595 64,00 % 2 492 13,5 % 2 415 95,10 % 2 539 2,6 %
    Italie 2 165 104,90 % 2 064 14,9 % 2 410 121,50 % 1 984 -2,0 %
    Canada 922 69,10 % 1 334 8,1 % 1 624 86,00 % 1 888 4,3 %

    Tableau N° 2 : Dette publique, taux de dette publique / PIB, PIB en 2007 et 2014 pour les états membres du G7.

    Unités des colonnes (1), (3), (5) et (7) : milliards de dollars.

    Ce tableau donne une première réponse : le PIB cumulé des pays membres du G7 en 2014 est de 33 812 milliards de dollars. Les pays du G7 totalisent ensemble 43,74 % du PIB mondial. Ils sont quand même forts, les pays du G7 : avec 43,74 % du PIB mondial, ils arrivent à créer 70,64 % de la dette publique mondiale. Enfoncée la pauvre Grèce qui, à elle toute seule, ne représente que 0,62 % de la dette publique mondiale.

  • Mais justement, c'est grâce à la logique des plans de la Troïka que l'on comprend mieux les objectifs réels qui sont fixés. Les créanciers des pays du G7 ne sont pas pressés que leurs créances soient remboursées. Les 1 122,22 milliards de dollars d'intérêts par an à se partager sans rien faire et sans risque, ils en redemandent. De plus, ils s'en servent de levier, par l'intermédiaire de la Troïka pour imposer en fait leur politique libérale dont ils espèrent tirer les marrons du feu. C'est ainsi qu'il est exigé de la Grèce :
    • Le démantèlement des services publics ;
    • Des suppressions d'emplois dans les services publics ;
    • Une baisse drastique de la protection sociale, notamment l'assurance maladie et les retraites ;
    • Des privatisations d'entreprises nationalisées (vente des bijoux de famille).
  • Ces saignées et ces lavements pour aider la Grèce ? Non ! Il se trouve que des banques européennes détiennent des créances importantes sur la dette publique grecque. On sacrifie les intérêts légitimes du peuple grec sur l'autel des banques détentrices de créances sur la Grèce. En Europe, c'est la même politique qui est menée contre les cypriotes, les espagnols, les portugais, les italiens et les français et les autres peuples. même le peuple allemand subit la baisse du pouvoir d'achat, alors que le prétendu plein emploi n'est dû qu'à la déconstruction des garanties collectives, et à des emplois sous payés.
  • Il est important de rappeler ces faits : la crise financière de 2007, le krach boursier de septembre 2008 à New York et l'explosion des dettes publiques qui en résulte ne doivent rien au hasard. Ce sont les conséquences de décisions économiques et politiques prises en connaissance de cause par les états soutenant les choix et les pratiques des spéculateurs sur les marchés financiers.
  • Toutes les actions de la CGT se font, au contraire, pour libérer la force de travail « de l'exploitation capitaliste et des autres formes d'exploitation et de domination ». Il faut donc, d'abord, des militants conscients de ces enjeux car, en tant qu'élu-es ou mandaté-e-s ils rencontreront à chaque pas l'exploitation capitaliste : dans les conditions de travail, dans la durée du travail, dans la fixation des salaires et primes, dans la sécurité sociale (assurance maladie, allocations familiales, retraites), dans les conditions de vie, les relations avec la hiérarchie, etc. Mieux comprendre la réalité de la crise mondiale, permet aux militants et aux adhérents de notre syndicat de mieux prendre en compte le vécu désespérant des salariés, des retraités et des privés d'emploi, d'éviter que le désespoir ne conduise au repli sur soi, et au contraire de proposer une autre voie : celle de la mobilisation collective dans l'action revendicative pour le progrès social.
  • Mais la deuxième question, c'est celle de la pratique syndicale. Depuis 120 ans, l'Histoire de la CGT le montre assez : il y a seule la mobilisation des travailleurs peut conduire au succès des actions revendicatives, de même la démobilisation des travailleurs ouvre pour le patronat la possibilité de résister aux actions revendicatives et d'obtenir du pouvoir la régression des droits et des garanties gagnées par les travailleurs. Les actions revendicatives, indispensables, ne naissent pas spontanément. Elles résultent d'un travail de préparation quotidien auprès des salariés. Ignorer leurs difficultés ou ne pas les entendre, c'est toujours un aveu d'échec. Pour l'éviter, il faut, bien sûr, une formation syndicale. Mais au-delà de cette formation, le fait déterminant dans la mobilisation se trouvera toujours dans le débat collectif. Dans chaque section syndicale, au plus près des salariés sur leurs lieux de travail, et au niveau du syndicat lui-même, ce sont le débat, les échanges et les décisions collectives qui créent l'effet d'entraînement dans lequel les salariés, les retraités ou les privés d'emploi peuvent se reconnaître.
  • Or, la pratique patronale, (et, malheureusement, celle d'autres syndicats), fait des mandats syndicaux ou des mandats d'élus des fonctions qui ne devraient s'exercer qu'auprès des directions d'entreprise dans le cadre d'un pseudo dialogue social. Mais il s'agit d'une perversion :
    • C'est avec les salariés que doit être fixée la liste des réclamations individuelles ou collectives (article L.2313-1) à présenter aux réunions de délégués du personnel ;
    • C'est avec les salariés que doit se déterminer l'expression collective des salariés permettant la prise en compte permanente de leurs intérêts (article L.2323-1 CT) dans le cadre des réunions du comité d'entreprise ;
    • C'est avec les salariés que doit se remplir le cahier revendicatif et se préparer la mobilisation indispensable des salariés avant le début toute négociation, obligatoire (L.2242-1 et suivants) ou non (article L.2232-12 et suivants), entre l'employeur et les délégations syndicales ;
    • C'est avec les salariés que doit être préparée la position de la délégation du personnel aux réunions du CHSCT.
En guise de conclusion provisoire

Depuis le milieu des années 1970, les classes dirigeantes des pays capitalistes développés (Amérique du Nord, Europe Occidentale, Japon) ont obtenu des états et des organisations internationales — Fonds monétaire international (FMI), Oganisation mondiale du commerce (OMC), union européenne (UE), banque centrale européenne (BCE) — la déréglementation libérale des marchés monétaires, des marchés financiers et des échanges commerciaux. Des idéologues ont pris parti pour les intérêts des classes dirigeantes. Ils ont agi pour l'abandon des règles bourgeoises de libre-échange fondées sur l'existence d'avantages réciproques bilatéraux négociés. Ces règles ont été remplacées par le laisser-faire, c'est-à-dire la disparition des règles et la loi de la jungle. Or, le laisser-faire favorise les politiques des impérialismes dominants et, en premier lieu, de l'impérialisme US. Ayant annulé toutes les réglementations et tous les contrôles, les états et les organisations internationales ont laissé la bride sur le coup aux spéculateurs sur les marchés financiers — banques, assurances, et autres institutions financières, telles que les fonds d'investissements ou les fonds de pension (caisses de retraites par capitalisation) — et aux banques centrales sur les marchés monétaires.

Les grands groupes financiers et industriels ont la maîtrise presque totale des médias. Ils exercent sur les gouvernements et les parlementaires une pression constante (lobbying) pour faire passer les revendications. Ils disposent de leurs fondations, cercles, réservoirs d'idées (« think tanks ») dans lesquels des idéologues développent leurs propagandes, leurs éléments de langage, leur communication mensongère. Ils ont organisé sur les marchés monétaires et financiers le chaos dont ils ne pouvaient être que les seuls bénéficiaires. Afin de profiter encore plus de la crise financière mondiale, ils ont obtenu, après avoir été renfloués par la dette publique, que des politiques d'austérité imposent aux seules couches populaires et moyennes (en gros, les salariés, les retraités et les privés d'emploi) le poids du remboursement de la dette. Mais ce n'était pas assez ! Ils ont obtenu que l'austérité soit aussi le prétexte de la régression des budgets consacrés aux services publics (éducation nationale, enseignement supérieur public, recherche, hôpitaux, collectivités territoriales), de la diminution des ressources de la prévoyance sociale solidaire (assurance maladie, allocations familiales, retraites de bases et complémentaires), et de la déconstruction des garanties collectives obtenues par les travailleurs salariés.

En même temps, la déréglementation libérale et le crise financière mondiale ont réveillé les instincts mortifères des idéologies nationalistes, racistes et xénophobes qui servent de marche-pied aux partis politiques d'extrême-droite, notamment en Europe occidentale. La paix entre les nations et les peuples est donc menacée dangereusement. Déjà, des affrontements, des guerres civiles, des conflits armés locaux se développent, et leur dangerosité est de plus en plus grave.

Les valeurs de la CGT, exprimées dans le préambule de ses statuts et dans les résolutions de ses congrès sont claires : l'action pour le progrès social, la lutte pour la paix, les respect et l'égalité de toutes les femmes et de tous les hommes, sont complémentaires et indossociables.

Rembourser la somme mondiale des dettes publiques ?

Mais avec leur politique d'austérité, ils l'ont doublée !

Accepter la baisse du pouvoir d'achat pour créer des emplois ?

Mais depuis 40 ans, il baisse déjà et le chômage augmente !

Diminuer les cotisations sociales collectées par les entreprises ?

La part des dividendes augmente et les investissements diminuent !

Diminuer les impôts sur les entreprises ?

Où sont les investissements financés grâce au CICE ?

Céder à toutes les revendications du MEDEF contre le droit syndical ?

C'est aller contre les droits des travailleurs et de leurs représentants !

Ensemble, par l'action revendicative,
gagnons le progrès social pour tous

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